P

oète de cette heure où tout dort alentour, recru d’amour autant que l’aube, je vous remercie.

En ce temps de Droit (dodu, doudou, divin) dénué de tout partage, chaque pure perte n’est-elle pas un don ?

Tout est dans l’élan. C’est le jaillissement qui fortifie. Les mères le sentent bien, que leurs enfants n’écoutent pas.

Le don grandit qui le met en œuvre – le sérieux ne tient pas l’hilarité par la queue, pas toujours. Peu importe la récompense.

Je reste, entre le roc et la poussière, un Pierre à feu, à fusil, sans poudre, juste pour le jeu, la joute, et tant pis pour l’insulte.

Revenez, tant il reste à redire de ce monde comme il va – heureusement que l’espace n’a pas de mur !

Que la sérénité nous garde, tous nœuds déliés comme les langues, ensemble et séparés !

À bientôt, dans ce monde et, peut-être sans rire, jusque par-dessus les siècles…

[Avril 2004]