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Nicolas de Stael

II

L

e dernier mot, le silence l’emporte. Ce qui devrait crever les pupilles ne les arrache pas. Le chat qu’on porte piquer, le chien plus fidèle que le plus doux des fils,

Tous ces animaux qu’on regarde à peine — à peine un coup de dents par-dessus l’assiette —, tous s’assombrissent. L’agonie les secoue. Qu’ils crient ou non leur plainte, ils pleurent… comme pleurent aussi ceux qu’ils aimaient les survivants.

Mais la plupart des hommes, non ! Libre, des droits sans nombre, qui respecte quoi ? On peste, les camps empestent. Aucun désodorisant n’arrache le chiendent.

 

 

 

Le vide éparpille en cendres l’odyssée du cyclope. Il faut que meurent les ors et les orgues, que le râle cesse.